Final Fantasy IX est un épisode de la célèbre série pour lequel, contrairement à ses deux prédécesseurs, les développeurs ont opté pour un retour aux sources.
C’est un épisode bourré de références des anciens opus de la licence phare de Square Enix.
Retour dans un univers plus médiéval pour le dernier projet de développement du créateur de la série, Hironobu Sakaguchi.

Retour aux sources

L’âge d’or de Square comme on pourrait le dire. Loin de là l’idée de dire que Final Fantasy VII et Final Fantasy VIII étaient mauvais. Comprenez simplement par là que le créateur de la série a décidé de faire ses adieux en beauté, créant ainsi un Final Fantasy du cœur : un jeu qui rend hommage à la série toute entière.

Une référence à Cloud de Final Fantasy VII.

Beaucoup d’éléments font références aux anciens épisodes et notamment ceux sur Famicom et Super Famicom. Ceux-ci sont disséminés un peu partout dans le jeu.
Il se permet même un petit teasing du prochain épisode.

Le scénario de Final Fantasy IX se veut plus dur et plus sombre que d’accoutumé et présente de grosses interrogations philosophiques sur les thèmes de la vie et la mort.

Une écriture soignée

Bienvenue sur Héra, un monde dont quatre royaumes se partagent les terres.
Notre héros Djidane est un membre du groupe de voleurs, les Tantalas.

L’histoire commence par une réunion du groupe qui s’entretient au sujet du plan visant à kidnapper Grenat, la princesse du royaume d’Alexandrie.

Après moult rebondissements et notamment une fugue, la princesse intègre d’elle-même le groupe. Elle cherche en effet à atteindre Lindlum, l’un des autres royaumes et dont Cid, l’oncle de la princesse, est le régent.

Plusieurs personnages intégreront le groupe, comme Bibi, un petit mage noir qui est en quête de réponses quant à ses origines et de son existence même.

La direction artistique

Retour aux sources oblige, les graphismes et l’univers sont bien différents de ceux de ses deux prédécesseurs. Adieu les architectures futuristes et la science-fiction pour faire place à une époque plus médiévale.
Bref, retour à la fantasy.

Les décors et personnages sont en accord.

Les décors de Final Fantasy IX sont beaux, détaillés et variés. On appréciera ou non le retour aux personnages en super-deformed et le style particulier lors des séquences cinématiques.
À la différence de Final Fantasy VII, ici les décors sont plus en accord avec le style des personnages.

On notera d’ailleurs un contraste entre l’univers visuellement enfantin par rapport au côté du sombre du titre.

Odin a toujours la classe sur son destrier.

Le jeu divise et continuera de diviser les foules quant à sa direction artistique.
C’est d’ailleurs ce qui m’avait personnellement rebuté il y a 19 ans de cela.
Comment accrocher à un héros qui est un mélange entre un adolescent blond aux yeux bleus et un singe ?
Les CGI viennent accentuer le choix visuel du titre et les personnages n’y sont pas toujours bien modélisés. Les chimères en revanche, en mettent littéralement plein la vue.

Gameplay

Final Fantasy IX reste dans le standard du JRPG avec des combats qui se déroulent au tour par tour. Au terme de ceux-ci, on retrouve les habituels gains d’expérience et éventuels objets.

On peut envoyer jusqu’à quatre personnages dans la bataille, là où la limite était de trois dans les deux autres opus PSX.

Chaque personnage à ses capacités propres et qu’il ne partage pas, pour une grande majorité, avec les autres.
Par exemple, Djidane sera en mesure de voler les ennemis et Grenat d’invoquer des chimères, etc.

Un système de compétences au top

L’apprentissage des compétences nécessite des CP.

Les compétences s’apprennent grâce aux équipements. Pour les acquérir de manière définitive, il faut au préalable accumuler des CP. On obtient ceux-ci au terme des combats comme pour l’expérience.
Aussi, chaque personnage dispose d’une réserve de magikolithes qui augmentent avec les niveaux. Chaque compétence ou sort nécessite d’être activé et a un coût en magikolithe.

Le vol d’objets est relativement important dans cet opus. En effet, les boss disposent souvent d’un ou plusieurs équipements très intéressants. Cependant, le vol échoue très souvent et il devient vite agaçant de passer parfois plus de dix minutes à essayer de voler un boss sans y parvenir.

L’équipe est souvent éclatée, ce qui oblige le joueur à faire évoluer un peu tous les personnages, ce qui ne plaira pas à tous.

L’interface occupe une grande partie de l’écran.

La « limit break » a été rebaptisée et on l’appelle désormais la Transe. La jauge se remplit proportionnellement au montant de dégâts reçus. Celle-ci vient déclencher de nouvelles capacités uniques aux personnages, comme MgNoire+ qui permet à Bibi de lancer deux sorts d’affilée lors d’un tour.
En revanche, il n’est pas possible de garder celle-ci de côté une fois enclenchée car elle s’épuise automatiquement tour après tour.

L’interface est démesurée sur les versions PC et Switch. En effet, celle-ci vient du portage destiné aux versions Android et iOS. Le menu a été adapté pour ce type d’appareil et l’interface vient du coup grandement altérer la vision des combats.

Un jeu de carte dans le style de Final Fantasy VIII est présent dans le titre, le Tetra Master. Ses règles et sa maîtrise sont relativement complexes au premier abord et nécessitera de faire de nombreuses parties.

La composition musicale

Si pour Hironobu Sakaguchi, ce fut le dernier projet de développement, c’est également la dernière fois que Nobuo Uematsu fut le compositeur exclusif des musiques.
Et je peux vous dire que Monsieur Uematsu a encore composé des morceaux qui resteront à jamais gravés dans la tête des joueurs.

Le thème des combats est entraînant.

Il a utilisé des instruments peu communs lors de la composition, comme le dulcimer des Appalaches ou encore le kazoo.

Le style trempe dans le médévial / fantasy sans jamais s’y émerger complètement. Nobuo Uematsu pensait qu’un style intégralement médiéval « serait un peu ennuyeux ». Ainsi, il a fait le choix de morceaux « simples et chaleureux », pour reprendre ses dires.

Moguri Mod

Final Fantasy IX est ressorti maintes fois et sur différentes plates-formes.
Une des dernières en date est la version Switch, « remastérisée » en HD. Un bien grand mot quand on voit que seuls les personnages ont été re-liftés.
Du coup, on se retrouve avec un contraste affreux entre les décors et les personnages.
Même tarif pour la version PC qui elle, date de 2016.

moguri mod

Le mod Moguri vient sublimer l’œuvre.

Fort heureusement, il existe des passionnés comme vous et moi et qui ont des compétences qui dépassent le commun des mortels.
Ces personnes trouvent la patience de sublimer les jeux qui nous sont si chers.
J’ai décidé de m’arrêter sur le mod Moguri qui est une refonte totale du portage PC de Final Fantasy IX. Ze PilOt, l’auteur de celui-ci, a mis au point ce mod incroyable grâce à des techniques de Deep Learning.

Je ne vais pas m’attarder à détailler ce que propose ce mod et vous laisse regarder le comparatif via l’image sur le côté droit.
C’est à mon sens la véritable version HD remastérisée digne de ce nom aujourd’hui.

Les +Les –
– L’écriture du scénario– Un héros peu accrocheur
– Des décors travaillés– L’interface démesurée sur PC et Switch
– La composition musicale– Le vol d’objet de manière générale
– Le système de compétences– La maîtrise du Tetra Master

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