Quand Dragon Ball Z Kakarot fut annoncé et présenté, des étoiles emplissaient les yeux des fans de la célèbre série. C’était comme un rêve qui venait de s’exaucer.
Pour ma part, j’ai tout d’abord partagé cette joie mais dès les premiers retours, j’ai eu comme un sentiment de déception… à tort.

L’histoire de Kakarot

L’histoire se focalise sur Son Goku.

L’aventure est centrée sur Kakarot, ou Son Goku pour nous autres européens.
Toutefois, nous aurons l’occasion de contrôler d’autres personnages tels que Piccolo et Son Gohan, pour ne citer qu’eux.
La « galette » telle qu’elle nous est vendue, couvre tous les arcs de Dragon Ball Z, soit de l’arrivée sur Terre de Raditz à Majin Buu.

Petit bémol, aucun évènement ou personnage des OAV ne sont inclus.
Où est donc passé le super Saiyan légendaire, Broly ?!
Nul doute que des DLC viendront régler ça à grand coup de carte bleue.

Un RPG, rappelons-le

Cette déception fut brève et d’ailleurs complètement injustifiée : il fallait saisir la manette pour s’en faire un réel avis ! Et c’est bien là le soucis. Comme moi, beaucoup l’ont condamné avant de l’avoir jugé.
C’est donc devant la version PC que je me suis posé. Et finalement, c’est bien ce qu’on nous a vendu depuis le début : Dragon Ball Z Kakarot est un Action-RPG.

Les arbres de compétences sont plutôt fournis.

Alors on n’est pas sur un Kingdom Hearts ou tout autre jeu du même genre.
Évidemment, la sauce prend plus difficilement sur une licence tel que Dragon Ball car c’est une série qui reste principalement axée sur les combats.
De ce fait, ramasser des pommes suscite des questions dans un tel jeu mais il faut bien qu’ils mangent nos Saiyans !
Bref, des éléments propres aux RPG ont été intégrés au gameplay, comme des quêtes annexes, l’évolution des personnages, des compétences, la cuisine, etc. Les ajouts sont conséquents !

Une mise en scène de qualité

La mise en scène est de qualité.

S’il y a bien un point sur lequel CyberConnect2 a donné du sien, c’est la mise en scène.
Les cinématiques respectent l’œuvre dans sa version animée. Elles gagnent même en intensité et se rapprochent du manga avec des plans de toute beauté.

Les effets ne sont pas en restes. Les fans seront rapidement conquis et ravis de revoir certains évènements marquants de l’anime. Il faut rappeler qu’en France, Dragon Ball Z est arrivé d’abord sous ce format avant le manga. Merci le club Dorothée.
L’animation et les couleurs ravivées viennent sublimer nos souvenirs.

Même si globalement, tout ça reste excellent, on notera tout de même que la censure est omniprésente et que certaines scènes importantes de l’anime sont quelque peu expédiées.

Le gameplay

Dans cet ACTION-RPG, il y a beaucoup à faire, avec plus ou moins d’intérêt.

Les tableaux communautaires apportent des bonus.

Pas la peine de tourner autour du pot : les quêtes annexes sont inintéressantes au possible et consistent en des livraisons Fedex pour la plupart.
Elles sont accompagnées de dialogues qui trainent sur la longueur et on finit par les passer car ils n’apportent aucune information pertinente.
Le seul réel intérêt de faire ces quêtes se résume au gain d’expérience, d’objet et du remplissage des tableaux communautaires, un système permettant d’obtenir différents bonus en créant des liens entre les personnages.

Entre les missions, on peut se déplacer librement dans les zones déjà visitées.
Et quel plaisir de voler ! La sensation de vitesse et les déplacements dans les airs sont bien retransmis. De plus, le rendu de l’aura d’énergie qui entoure nos personnages pendant le vol est très bien fait.
Toutefois, cette liberté est un peu gâché par l’invasion des boules Z. Ces espèces de sphères flottantes qui permettent l’achat des compétences polluent littéralement l’environnement aérien.

La carte du monde est plutôt chouette.

Du côté des combat et en dehors des évènements scriptés, les rencontres se font dans l’environnement : les ennemis sont visibles et nous attaquent à vue pour la plupart. On retrouve le dynamisme des anciens opus et le suivi de cible est relativement simple. Aussi, les attaques, qui sont au nombre de quatre, sortent facilement et il est possible de les changer par un système d’arbre de compétences.
On a également des compétences de soutien lorsque qu’un autre personnage nous accompagne.
En revanche, on aurait aimé un peu plus de technique au niveau des contres.

Le cameraman me suit à la trace

Le gros défaut du jeu à mon sens. On voudrait avoir un contrôle nettement plus libre sur la caméra mais à l’heure où j’écris ceci, ce n’est pas le cas.
Pas moyen donc de fixer la caméra sur un angle au choix et elle finit toujours par se replacer derrière le personnage. Aussi, les décors viennent souvent obstruer la vision. Pour finir, il n’existe qu’un paramétrage concernant la distance de la caméra.
Espérons qu’un patch viendra gommer ces petits défauts.

CHA-LA HEAD CHA-LA

L’intro du jeu démarre sur « cha-la head cha-la ».

L’intro démarre sur le très célèbre titre « cha-la head cha-la » qui n’est plus à présenter.
On retrouve certains titres phares de la série mais nombre d’entre eux sont des créations originales.
Les effets sonores sont des plus fidèles.

Conclusion

Qu’on se le dise, Dragon Ball Z Kakarot n’est pas exempt de défauts, loin de là.
Nous ne tenons pas encore LE RPG de l’univers de Dragon Ball mais le chemin pris est le bon
Les fans seront conquis et les non habitués du genre apprécieront le travail fait sur la mise en scène et la prise en main facile du titre, qui permet de rapidement sortir des attaques impressionnantes.

De mon côté, je n’en attendais plus rien du tout à la sortie et c’est finalement un véritable plaisir de refaire l’histoire de Dragon Ball Z au complet, manette en main.

Les +Les –
– Tous les arcs de l’histoire de Dragon Ball Z– La caméra qui rend fou
– Une mise en scène globalement très bonne– Trop de boules Z de partout
– La prise en main rapide– Les évènements des OAV non inclus
– My name is Jalen and i am a Super Saiyan – Certains passages zappés, comme le chemin du serpent
– La censure

Les let’s play