On plonge aujourd’hui dans l’un des joyaux cachés de la Wii avec un jrpg que j’ai longtemps convoité : Pandora’s Tower.
Souvent cité aux côtés de Xenoblade Chronicles et The Last Story comme faisant partie de la « Trinité » des JRPG de la console, ce titre propose une expérience sombre, mélancolique et unique en son genre.
Une course contre la montre pour l’amour
L’histoire nous entraîne aux côtés d’Aeron et d’Elena, une jeune femme frappée par une malédiction terrifiante : elle se transforme peu à peu en une bête immonde. Pour stopper ce processus, Aeron doit s’aventurer dans douze tours suspendues au-dessus d’un gouffre béant et en ramener la « chair de bête » pour qu’Elena la consomme.
Loin de délivrer toute son intrigue dès le départ, le jeu utilise une narration environnementale et fragmentée. C’est en abattant les maîtres que l’on voit des sortes de flashback et en explorant les moindres recoins des tours que l’on récolte des notes ou autres documents.

Chaque boss n’est pas qu’un simple obstacle, mais une clé vers la compréhension du mal qui ronge le monde. Mavda, la vieille femme du peuple Vestra, reste énigmatique tout le long de l’aventure et semble en savoir bien plus qu’elle ne le dit, notamment sur l’origine de la malédiction.
Plus vous renforcez votre lien avec Elena, plus les zones d’ombre sur le passé s’éclaircit, rendant chaque victoire contre un maître à la fois salvatrice et chargée de nouvelles interrogations.
Une direction artistique entre grâce et grotesque
Visuellement, le titre offre un contraste saisissant. D’un côté, la douceur éthérée d’Elena et la sérénité mélancolique de l’observatoire ; de l’autre, l’architecture organique et torturée des douze tours. La direction artistique joue sur la dark fantasy gothique, où la nature et la pierre semblent fusionner de manière inquiétante.

Un gameplay tranchant à la chaîne
Dans cette aventure, votre meilleur allié est la Chaîne d’Oraclos, un outil polyvalent dont la maitrise est indispensable aussi bien pour les combats que pour résoudre les énigmes environnementales.
Si c’est l’arme qui permet bien souvent de récupérer des chairs de monstres, vous aurez une autre arme, telle qu’une épée, qui vous permettra de vaincre vos adversaires.
Toutes pourront être améliorées : certaines avec des composants qu’on trouve au fil de l’aventure ou que l’on fabrique, et pour la chaîne, après avoir vaincu un maître.
Le craft a d’ailleurs une part non négligeable, car au-delà des améliorations d’armes, il permet aussi de se faire des armures ou des objets de soin.

Mais attention : le temps presse ! Une jauge de transformation rappelle constamment au joueur qu’Elena est en danger, imposant une tension permanente lors de l’exploration. Rassurez-vous tout de même, vous n’êtes pas limité en temps pour terminer un quelconque objectif et vous pouvez faire des allers-retours à votre guise dès que vous récupérez une chair de monstre pour « recharger » la jauge.
Une bande-son au souffle lyrique
L’une des plus grandes forces de Pandora’s Tower réside dans sa partition sonore, qui puise largement dans le répertoire classique occidental. Le jeu transcende l’action en utilisant des œuvres grandioses, comme le Dies Irae du Requiem de Verdi ou des morceaux de Liszt, pour souligner la tragédie vécue par le duo. Cette direction musicale apporte une dimension « opéra mélancolique » aux affrontements contre les maîtres, transformant chaque combat en un ballet dramatique où la survie d’Elena est l’unique enjeu.
Conclusion : Une ascension vers l’espoir ou la tragédie
En résumé, Pandora’s Tower est bien plus qu’un simple Action-RPG. C’est une épopée viscérale où chaque battement de cœur d’Elena dicte le rythme de votre progression. Le jeu réussit le tour de force de lier mécaniques de gameplay et enjeux émotionnels : ici, le farming n’est pas pour votre confort, mais pour la survie de l’être aimé.

Entre ses combats de boss titanesques qui exploitent avec brio les capacités de la chaîne et sa narration fragmentée qui récompense les joueurs les plus curieux, le titre s’impose comme une expérience à part dans la ludothèque de la Wii. On en ressort marqué par cette ambiance de fin du monde, sublimée par une direction artistique gothique et des envolées lyriques inoubliables.
Si vous voulez suivre mon aventure, voici une playlist du let’s play de Pandora’s Tower au complet :





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